Merci

12 June 2007 par Marie-Odile Dufour

Chères électrices et électeurs,

Lors du premier tour des élections législatives le 10 juin dernier vous avez porté 5728 voix sur ma candidature et celle de Jean-pierre DUSSEAULX mon suppléant.

Je vous adresse à toutes et à tous mes très sincères remerciements pour votre choix politique.

En portant votre vote sur les candidats socialistes , vous avez voulu marqué votre désaprobation quant au hod up organisé, même à l ‘Assemblée nationale pour priver les citoyens de la représentation équilibrée des partis politiques, garantie de la démocratie.

Lors du second tour du scrutin, le 17 juin prochain, vous pouvez encore résister à la déferlante bleue prévue et orchestrée par les médias et la télévision en votant pour le candidat qui m’a devancée de 187 voix seulement , Dominique Adenot.

Je me suis désistée en sa faveur dès l’annonce des résultats ,comme le veut le Rassemblement républicain.

Dimanche, tout le monde à Gauche sans hésitation. Pas une voix ne doit manquer au candidat de la Gauche unie et offensive.

Encore merci pour votre soutien.

Très cordialement

Marie-Odile DUFOUR

Les résultats du premier tour…. durs !!!

12 June 2007 par Marie-Odile Dufour

Gilles Carrez (UMP)                      46,06%
Dominique Adenot (PCF)             16,50%
Marie-Odile Dufour (PS)              15,98%
Jean-Pierre Barnaud (Modem)    9,50%
Hervé Leroy (FN)                           3,63%
Anne-Marie Xambeu (Les verts)  3,39%
Vincent Robin     (LCR)                  2,16%
Jacques Vénot (MPF)                     1,27%
Léonce Bellemare                           0,56%
Véronique Hunaut (LO)                0,54%
Monique Demezuk                         0,40%
Jean-Michel Baroche                     0,01%

Seuls les deux premiers pourront se maintenir au second tour, Marie-Odile Dufour ne totalisant pas 12,5% des inscrits en raison du faible taux de participation (57,84%).

Antoine Hild pour le Blog de Marie-Odile Dufour

La présidence de la Commission des finances de l’Assemblée nationale

6 June 2007 par Marie-Odile Dufour

Rappelez-vous ce débat télévisé où Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de la République, annonce avec majesté qu’il treprend à son compte l’idée, avancée de longue date par sa concurrente, Ségolène Royal, de confier la présidence de la Commission des finances de l’Assemblée nationale à un membre de l’opposition. Et bien il n’en est déjà plus question, les prétendants (dont M. Gilles Carrez) s’y refusent.

Lorsqu’un projet (ou une proposition) de loi est déposé au Bureau de l’Assemblée nationale, il fait, avant d’être présenté en séance plénière, l’objet d’un examen par l’une des six commissions permanentes. Parmi ces commissions permanentes, il y a la commission des finances chargée de tous les projets financiers qui revêtent une importance toute particulière : celui qui tient les cordons de la bourse tient tout… Elle a aussi un rôle important, celui d’examiner la recevabilité financière des amendements parlementaires. La Constitution interdit à tout parlementaire de déposer un amendement (ou une proposition de loi) qui a pour effet soit de diminuer les ressources publiques soit de créer ou d’aggraver une charge publique (article 40). Le Président de la Commission des finances veille au respect de cette disposition et a le pouvoir de refuser les amendements. En outre il dispose de très importants pouvoirs de contrôle sur place et sur pièces vis-à-vis de tous les organismes publics. C’est dire que ces pouvoirs entre les mains de l’opposition auraient pour vertu rendre le contrôle plus efficace et donc de faire progresser la démocratie par l’émergence d’un véritable contre-pouvoir.

Le 4 juin, Patrick Ollier, actuel Président de l’Assemblée nationale (après la nomination de Jean-Louis Debré à la présidence du Conseil constitutionnel) annonçait 21 mesures pour l’Assemble nationale. D’un commun d’accord avec Bernard Accoyer, l’autre prétendant UMP à la Présidence de l’Assemblée nationale, la promesse de Nicolas Sarkozy a disparu. Il ne reste que la proposition de confier un poste de rapporteur adjoint à un membre de l’opposition pour les textes que le Président de la commission jugera important. Ou mieux encore, il est proposé de créer une délégation au contrôle budgétaire qui serait confiée à l’opposition. Mais à l’Assemblée nationale une telle délégation n’a qu’un rôle informatif, elle peut faire des rapports qui s’entasseront dans un recoin sombre de l’Assemblée sous une épaisse couche de poussière.

 

Encore une promesse de candidat Sarkozy qui ne sera pas mise en œuvre par le Président Sarkozy. Alors que le premier nous promettait « une démocratie irréprochable », le second nous propose l’asphyxie de la démocratie par la concentration de tous les pouvoirs.

Une seule solution en faire un roi sans trône, un Président sans majorité en votant à gauche dimanche prochain.

Antoine Hild pour le Blog de Marie-Odiele Dufour

La France rappelée à ses obligations sur les déficits

5 June 2007 par Marie-Odile Dufour

LUXEMBOURG (Reuters) – La France a été rappelée lundi à ses obligations et à ses
engagements de réduction des déficits publics par ses partenaires européens, qui
redoutent l’impact budgétaire des mesures envisagées par Nicolas Sarkozy.
Les ministres des Finances de la zone euro se sont réunis lundi avec leur
nouveau collègue français, Jean-Louis Borloo.
Leur but était de rappeler à chacun l’engagement qu’ils ont pris en avril
dernier à Berlin d’équilibrer les finances publiques en 2010 en tirant parti de
la forte croissance économique actuelle — 2,6% dans la zone euro cette année.
Car à peine arrivé au pouvoir Sarkozy a fait peu de cas de l’objectif 2010,
puisqu’il a reporté à 2012, à la fin de son quinquennat, l’échéance pour
l’équilibre des comptes.
Il a également jeté aux orties le programme de stabilité de la France qui a été
approuvé le 30 janvier et qui prévoit une réduction importante du déficit dès
2007 afin de parvenir à un déficit proche de zéro et à un endettement inférieur
à 60% du PIB à l’horizon de la fin de la décennie, et non en 2012.
En outre, le gouvernement entend engager très rapidement des dépenses
importantes et se prépare à biffer nombre de recettes.
Bouclier fiscal, suppression des droits de succession, réduction de l’impôt sur
les sociétés, déduction des intérêts de l’emprunt immobilier du revenu
imposable, augmentation des dépenses de recherche et développement et
exonération de charges sociales: tout cela coûtera cher.

“CRÉER UN CHOC DE CONFIANCE”
Le ministre français de l’Economie et des Finances, Jean-Louis Borloo, a
expliqué cette stratégie, qui sera détaillée après les législatives, à son
arrivée à Luxembourg.
“Vous savez que la France est de retour en Europe”, a-t-il dit. “Ce que nous
souhaitons, c’est créer un choc de confiance en France et je crois qu’il est là,
mais le choc de confiance en France va aussi avec un choc de confiance avec nos
partenaires.”
Prié de dire s’il comptait rassurer ses partenaires européens lors de
l’Eurogroupe, il a répondu: “Je crois qu’ils ne sont pas inquiets, ils sont
heureux de voir la France dans une nouvelle donne, une nouvelle dynamique.”
Cette assurance est peut-être prématurée.
Le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, dont le pays préside
actuellement l’UE, a aussi rappelé les engagements.
“Il y a une obligation qu’on a décidé de s’imposer selon laquelle tous les pays
veulent ramener leur déficit structurel à zéro en 2010. C’est une décision”,
a-t-il déclaré.
Auparavant, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude
Trichet, avait tapé sur le même clou dans un discours prononcé devant un cercle
de réflexion bruxellois.
“Nous avons un consensus (sur 2010), toutes les économies et tous les pays sont
absolument d’accord pour considérer que c’est absolument essentiel pour la
cohésion de la zone euro”, a-t-il dit. “C’est donc un point très important.”
Mais les partenaires européens de la France lui ont accordé le bénéfice du doute
en attendant le programme du gouvernement après le second tour des élections
législatives, le 17 juin.

PARIS SAIT “À QUOI S’EN TENIR”
Le président de l’Eurogroupe, le Premier ministre et ministre des Finances
luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a rappelé que le pacte de stabilité de
l’euro obligeait les Etats membres à consolider leur déficit en période de
vaches grasses.
“La France doit pleinement se conformer au pacte de croissance et de stabilité,
toutes ces bonnes ou ces mauvaises idées doivent entrer dans les règles du pacte
de croissance et de stabilité”, a-t-il martelé. “Le pacte est le pacte.”
Mais il a ajouté, comme s’il n’avait pas entendu les déclarations de Nicolas
Sarkozy, n’avoir eu “aucune indication que la France, sous la direction du
nouveau président et du nouveau premier ministre, veut s’éloigner de cette
ligne.”
“Je ne doute pas un seul instant que la France saura satisfaire aux exigences du
pacte de stabilité”, a-t-il expliqué en précisant que “M. Borloo a insisté sur
le point que la France reste engagée à réduire le niveau de la dette et du
déficit.”
Il a toutefois démontré qu’un certain flou s’insinuait.
“En règle générale, le principe (de comptes équilibrés en 2010) fut reconfirmé”,
a-t-il ajouté avec un autre bémol: “En principe, nous en restons aux décisions
prises à Berlin.
Juncker compte sur le fait que Borloo a écouté ses collègues et que, parmi
ceux-ci, “aucun ne revenait sur ses engagements”.
“Le gouvernement français à venir (…) saura exactement à quoi s’en tenir”, a
conclu le Premier ministre luxembourgeois.
C’est que la France est loin d’être dans une position aussi confortable que
l’Allemagne, qui devrait cette année présenter un déficit d’à peine 0,6% du PIB,
ce qui lui vaudra d’ailleurs de sortir officiellement mardi de la procédure pour
“déficits excessifs” ouverte à son encontre en 2002.
A 2,4% de déficit prévu cette année, la France reste en effet le plus mauvais
élève avec le Portugal, le déficit moyen pour la zone euro étant de 1% du PIB en
2007, et se trouve très près de la limite fatidique des 3% du PIB.
Ce cavalier seul annoncé est par ailleurs contradictoire avec la volonté
affichée de faire de l’Eurogroupe un véritable forum de coordination des
politiques économiques.

Voilà qui est fort intéressant. Mais ne vous inquiétez pas trop, chers partenaires européens, chez Sarkozy les promesses passeront rapidement après les prochaines échéances électorales. Il en aura fini de promettre tout ce que les  gens veulent entendre, il pourra revenir à la réalité…

Antoine Hild pour le Blog de Marie-Odile Dufour

Balles neuves

3 June 2007 par Marie-Odile Dufour

En ces débuts de Roland Garros, le gouvernement sort les balles neuves. Monsieur Woerth nous annonce une petite pause sur la réduction de la dette de notre pays. Comme ci cela faisait des années que la dette de la France se résorbait à grand pas. De 2003 à 2005, la dette du pays a progressé de 7,7% (source OFCE janvier 2006). En 2006 la dette est seulement stabilisée voir légèrement en baisse (par rapport au PIB mais pas en montant).

Quoi de plus normal que de faire cette pause après toutes les promesses faites durant la campagne. Et quelles promesses !!!
Des promesses surtout accordées aux plus favorisés de la population :
Suppression des droits de successions favorisant les grosses fortunes et dévalorisant la valeur travail. En effet, les bénéficiaires de ces fortunes perdront toutes notions d’argent (si ce n’est pas déjà fait) et creuseront l’écart avec les petits revenus.
Défiscalisation des intérêts de l’immobilier : merci au moment où les prix de l’immobilier faisaient, eux, une pause, cette nouvelle mesure va revoir à la hausse les prix des logements. Pour un prêt de 5%, cette réduction d’impôts correspondra à une baisse de 1 point. Pas de quoi relancer la consommation, mais plutôt favoriser le prix des logements.
Création d’une TVA sociale : une taxe pour diminuer les charges patronales, et la remplacer par un impôt indirect payé par toute la population dont les plus démunis.
Enfin, les heures supplémentaires : même Monsieur Carrez nous dit que c’est anticonstitutionnel. Existerait-il des inégalités devant l’impôt ? Et adieux les points de retraite sur ces heures

Bref, nous voyons bien que la politique du gouvernement soutient les plus favorisés. Mais la consommation ne sera pas relancée par cette catégorie de personnes parce que les gains qu’ils feront sur ces mesures fiscales se dirigeront vers des placements fiscaux. Et ces placements, vous le savez bien, ne sont pas imposables si on se débrouille bien.

Le parti socialiste a proposé pendant la campagne de revoir la fiscalité en France : stabiliser les prélèvements obligatoires (limiter la dette publique et accroître l’efficacité de la dépense publique), rétablir une fiscalité favorable à l’emploi (favoriser les sociétés qui créent de l’emploi), restaurer la solidarité et l’égalité des Français devant l’impôt (les dernières baissent d’impôts ont favorisé les plus riches et permettre une redistribution plus équitables) …

Allez nous avons une quinzaine tennistique à vivre, mais n’oublions pas d’aller voter avant la finale … législative bien sur.

Xavier DEFRANOUX pour le blog de Marie Odile Dufour

À votre santé!

29 May 2007 par Marie-Odile Dufour

Santé et qualité de vie“.

Tel est le thème, grave et courageux, que Marie-Odile Dufour a choisi pour marquer le lancement de sa campagne législative. En effet, la Maire adjointe à la santé et candidate socialiste à la députation de la cinquième circonscription du Val-de-Marne animait le 27 avril dernier une conférence-débat consacrée au sujet. Accompagnée du Docteur Laurent Elghozi, chef du service des urgences du CHU de Nanterre, Marie-Odile Dufour a su écouter et répondre aux préoccupations des jeunes présents. Face au démantèlement du système de protection sociale initiée par la droite au cours des cinq dernières années et que Nicolas Sarkozy s’est promis d’intensifier, la jeunesse est inquiète.

Alors que 23% des 18-25 ans ne bénéficient pas d’accès aux soins faute de ressources financières suffisantes, la candidate socialiste a défendu l’idée d’une Carte Santé Jeunes qui accorderait à chaque jeune un crédit de deux consultations gratuites par an. Marie-Odile Dufour a également affirmé sa détermination à combattre avec force le projet de l’UMP d’instaurer une franchise médicale annuelle de 75€ dont les étudiants ne seraient pas exemptés et qui s’ajouterait aux forfaits à 1€ et à 18€ (pour les actes d’un montant supérieur à 91€) déjà existants. Quant à la politique de remboursement de la Sécurité sociale, la candidate s’est prononcée pour un remboursement total des soins obligatoires (lunettes, prothèses dentaires,…) et pour un faible remboursement des soins non obligatoires ou “esthétiques” (détartrage,…).

Marie-Odile Dufour a conclu en opposant à la politique de soins prônée par la droite une véritable politique de santé publique destinée à assurer aux Françaises et aux Français la qualité de vie qu’ils méritent. C’est d’ailleurs tout le sens qu’elle donne à la politique de santé qu’elle mène à Champigny à partir de deux centres de santé municipaux. À l’issue de deux heures et demie de questions/réponses, Patrick, étudiant en biologie, a commenté la réunion publique : “Un débat animé et constructif, des questions pertinentes et des réponses développées. Bref, un moment agréable et intéressant qui a permis de voir clair dans un sujet plus qu’épineux“. L’étudiant a jugé Marie-Odile Dufour “très calée” sur les questions de santé et a estimé que son élection constituait “le seul remède efficace à l’épidémie actuelle de Sarkozyte“.

Johan Ankri, étudiant en droit, pour le blog de Marie Odile Dufour.

Une matinée bien remplie

28 May 2007 par Marie-Odile Dufour

Marie-Odile Dufour veut être proche des citoyens et pour cela elle ne ménage pas ses efforts. Ainsi dimanche matin, en compagnie de son suppléant Jean-Pierre Dusseaulx et entourée de nombreux militants socialistes, elle s’est rendue successivement au marché du Perreux, puis à celui de Bry, pour terminer à celui de Coeuilly, à Champigny, où se tenait une magnifique exposition de voitures anciennes.
Dans chacune des trois villes de la 5ème circonscription du Val de Marne, Marie-Odile Dufour a pu de nouveau constater que les interrogations des citoyens étaient souvent les mêmes, quelles que soient les différences qui peuvent exister entre eux.
Marie-Odile Dufour à CoeuillyL’emploi, le pouvoir d’achat, le logement, l’éducation, la santé, la sécurité, les retraites sont des sujets qui reviennent régulièrement dans les conversations et qui sont autant d’interrogations que se posent les électeurs. Mais aujourd’hui une nouvelle crainte apparaît avec ces élections législatives qui pourraient donner tous les pouvoirs à une seule idéologie ultra libérale. Nombreux sont ceux qui considèrent qu’il est nécessaire d’avoir un contre pouvoir qui puisse se faire entendre avec force à l’Assemblée nationale. C’est tout l’enjeu de ces élections et c’est pour cela que Marie-Odile Dufour se bat avec une grande volonté.

Pourquoi nous devons réussir les législatives

27 May 2007 par Marie-Odile Dufour

Pourquoi une gauche forte à l’assemblée nationale

Le 6 mai, la France a prouvé qu’elle est une grande démocratie : nous étions 85% à nous déplacer vers les urnes. Nicolas Sarkozy est notre président avec 53% des suffrages. Toutefois, nous ne devons pas tuer cet élan démocratique. En effet, la démocratie est faite de dialogue et c’est en cela que nous devons être représentés par des élus de gauche et en particuliers du parti socialiste.

Dans les premiers jours de la présidence de Monsieur Sarkozy, nous voyons une règle de guerre se mettre en place : diviser pour mieux régner. Cette division s’instaure même à son propre camp : Nicolas Sarkozy souhaite modifier les statuts de l’UMP pour ne pas avoir de concurrent direct dans son propre camp.

On nous prédit une vague bleue pour ces prochaines législatives. Si les pouvoirs exécutifs et législatifs sont représentés par une seule manière de penser, nous tuerions notre démocratie. Tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme sans aucune contestation possible – autre que la rue et encore – nous amèneraient à une décadence de notre système politique.

N’arrivons pas jusque là. Le parti socialiste a montré, lors de cette campagne présidentielle, qu’il avait retrouvé des valeurs fortes qui plaisent aux français. Il nous faut continuer de les véhiculer. La France va devoir se réformer et les grandes questions que nous nous posons sur les retraites, la santé, le pouvoir d’achat et les dangers climatiques auront besoins de débats.

La position de Monsieur Sarkozy est de proposer des réformes de droite dure. Si les forces de gauches n’obtiennent pas suffisamment de sièges à l’assemblée nationale, nous ne pourrons pas modérer les ardeurs de notre président. Nous devons débattre autour de ses projets de loi en proposant des idées nouvelles et de progrès.

Si cette vague bleue déferle au mois de juin, nous n’aurons pas de débat et devrons subir les différentes réformes préparées par le gouvernement Fillon. Marie-Odile a démontré son attachement aux problèmes de santé, de qualité de vie lors de ses mandats dans la commune de Champigny sur Marne. Il existe en France 47 % (soit près de 17 millions) de personnes qui se sont exprimées contre les idées de Monsieur Sarkozy sur ces sujets majeurs de notre société.

Par le vote socialiste lors des prochaines élections, dont celui de Marie-Odile, nous pourrons équilibrer les pouvoirs et surtout nous pourrons agir. Ainsi notre pays sera représentatif des différentes idées et nous pourrons construire une France forte. Monsieur Sarkozy prône l’ouverture et donc le dialogue mais pour cela nous devons être représentés par des personnes de mouvements politiques différents.

La France a besoin de dialogue, réclame de la démocratie, demande du respect alors aidons là à ne pas se perdre dans une pensée unique et aidons Marie-Odile à défendre les idées socialistes et à faire partager son expérience d’élue dans les débats de notre assemblée.

Xavier Defranoux pour le blog de Marie Odile Dufour.

“Travailler plus pour gagner plus” : un slogan déjà mis en cause par la droite

23 May 2007 par Marie-Odile Dufour

En pointant les difficultés de mise en oeuvre du dégrèvement de cotisations sociales et d’impôt des heures supplémentaires, le député Gilles Carrez vient d’apporter la preuve de la dangerosité et de l’inefficacité de la mesure “travailler plus pour gagner plus” de Nicolas Sarkozy.

D’une part, ce dégrèvement ne concernerait que les salariés à temps plein, si bien que ceux à temps partiel, qui effectuent des heures complémentaires et non supplémentaires, ne bénéficieraient d’aucun gain de pouvoir d’achat. Pire, selon Monsieur Carrez, les salariés à temps partiel seraient à l’avenir menacés dans leur emploi, dès lors qu’il serait plus profitable à l’entreprise de demander des heures supplémentaires aux salariés à temps plein que de garder ceux à temps partiel.

D’autre part, le principe d’égalité devant l’impôt, auquel doit veiller scrupuleusement le Conseil constitutionnel, s’oppose fermement à ce que les salariés à temps plein bénéficient d’avantages dont seraient exclus ceux à temps partiel. La mesure serait dès lors contraire à la Constitution.

Enfin, le coût total du dégrèvement de cotisations et d’impôt sur les heures supplémentaires dépassant les 4 à 5 milliards d’euros, il est déjà suggéré de plafonner de nombre d’heures dégrevées, voire de ne mettre en œuvre la mesure qu’à titre expérimental.

Ces mises en garde de l’ancien rapporteur général du Budget montrent que la proposition-phare de Monsieur Sarkozy, qui n’a de surcroît jamais été soumise aux organisations syndicales, est à la fois contraire à la Constitution, mensongère à l’égard des salariés, et dangereuse pour l’emploi. Il est encore temps de se rendre à cette évidence.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

Déjà les promesses de campagne passent et laissent place à la réalité

18 May 2007 par Marie-Odile Dufour

Nicolas Sarkozy avait promis un Gouvernement de 15 membres maximum, pas un de plus et le respect de la parité. Il avait encore promis que les secrétaires d’Etat ne seraient nommés qu’après les élections législatives. Et bien on peut dire qu’aucune de ces deux promesses n’est tenue.
Le Gouvernement comporte 21 membres, 14 hommes et 7 femmes. Ni le nombre maximum fixé par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne, ni l’objectif de parité n’est respecté. Si les femmes sont plutôt mieux représentées qu’à l’accoutumé. Il faut remarquer que parmi les 10 premiers ministres (selon l’ordre protocolaire) il n’y a que 3 femmes.
Il ne devait y avoir aucun secrétaire d’Etat avant les législatives, ils sont 4 et un Haut commissaire, la liste devrait s’allonger après cette échéance électorale. Il est assez facile de promettre un nombre restreint de ministres de plein exercice et de les flanquer d’une collection de secrétaires d’Etat qui fait exploser le volume du Gouvernement.
C’est mal parti pour les économies promises par le candidat Sarkozy, il est clair qu’il ne faut pas le confondre avec le Président de la République nouvellement élu.
On nous promettait une nouvelle génération aux affaires, mais il faut chercher longtemps sur la liste des membres du Gouvernement les personnes qui n’ont jamais eu de fonction ministérielle. Ceux qui ont trahi leur camp ont été remerciés en obtenant un ministère ou un secrétariat d’Etat. Ils ont joué le jeu de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle en mettant sans cesse des bâtons dans les roues de Ségolène Royal ou de François Bayrou.

Le Fort de Brégançon, résidence d’été du Chef de l’Etat, devait être transformé en centre accueil mère-enfant, c’était encore une promesse du candidat Sarkozy. Cette mesure devait accompagner un mouvement de fond tendant à faire diminuer le train de vie de l’Etat. Mais cela n’empêche pas Cécilia Sarkozy et ses enfants d’y demeurer depuis la nomination officielle de son mari, et celui-ci de les y rejoindre pour passer son premier week-end de Président de la République.

Antoine Hild pour le Blog de Marie-Odile Dufour

Voir le communiqué de l’Elysée